12 octobre 2026
Les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées dimanche après que le plus haut responsable de la sécurité iranienne a déclaré que la réponse de Washington à sa proposition de réouverture du détroit stratégique d’Ormuz était « insuffisante ».
Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré : « Si la guerre reprend, l'Iran détruira plus de 2 000 milliards de dollars d'actifs américains aux Émirats arabes unis et le long du détroit d'Ormuz. »
« La sécurité du golfe Persique ne peut être assurée sans que l'Iran ne contrôle le détroit d'Ormuz. »
Le président américain Donald Trump envisagerait de nouvelles frappes militaires contre Téhéran à la suite notamment des attaques meurtrières contre le principal aéroport international d’Arabie Saoudite, mais pas avant les élections de mi -mandat début novembre.
Washington a-t-il demandé à Israël de frapper seul l’Iran ? C’est ce qu’affirme le quotidien israélien Maariv, mais cette version est démentie par des responsables des deux pays.
Selon le journal, l’administration Trump aurait souhaité une opération sans participation ni soutien militaire américain, pour éviter les conséquences électorales d’un nouveau conflit, avant les midterms.
Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, aurait toutefois prévenu qu’une attaque risquait d’entraîner un report des élections en Israël. Washington aurait alors abandonné cette demande.
En parallèle, les capacités militaires de Téhéran continuent de susciter des interrogations. Selon des sources occidentales citées par Bloomberg, l’Iran aurait conservé d’importants stocks de missiles balistiques et antinavires, et reconstituerait progressivement son arsenal. Une évaluation qui contraste avec le discours de l’administration américaine sur l’ampleur des destructions provoquées par les précédents bombardements.
La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite annonce d’ailleurs ce matin avoir intercepté un missile tiré par les Houthis en direction de Khamis Mushait, au sud-ouest du royaume.
Peu avant cette interception, des sirènes d’alerte avaient retenti dans la ville voisine d’Abha, signalant une menace de tirs de missiles.
La Turquie, le Pakistan, l'Égypte et l'Arabie saoudite ont condamné, dans une déclaration commune, les attaques des Houthis contre Riyad. « Ces attaques constituent une dangereuse escalade et nous soutenons les mesures prises par l'Arabie saoudite pour y faire face », précise le communiqué.
Le Premier ministre Netanyahou réunit les responsables sécuritaires du pays suite à l’intensification des frappes des Houthies contre l’Arabie Saoudite.
Pour discuter de l'Iran, de Gaza et du Liban. Mais aussi évoquer les violentes attaques perpétrées en cette fin de semaine par les Houthis en Arabie saoudite. Le Premier ministre Netanyahu a condamné hier l'”horrible attaque terroriste » perpétrée samedi par les Houthis du Yémen à l'aéroport de Riyad en Arabie saoudite, qui a fait au moins 12 morts parmi lesquels figuraient des Saoudiens, des Bangladais et un citoyen américain ; plus de 300 personnes ont été blessées. Il s'agissait de la troisième attaque contre cet aéroport en l'espace d'une semaine seulement. « Les Saoudiens souffrent de ce dont nous souffrons. Nous avons un ennemi commun, et tout le monde devrait le voir comme tel » affirme un haut responsable israélien.
