
Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 23 septembre 2026 que deux séquences matinales de Radio Judaïca qui ne cadraient pas les propos tenus par les invités qui y étaient interviewés contrevenaient à la déontologie. Le CDJ a estimé que dès lors que ces invités formulaient des accusations graves (telles qu’apologie du terrorisme, diffamation, etc.) à l’encontre d’une tierce personne et de l’association dont il est le cofondateur, la journaliste aurait dû, d’une part, a minima mettre à distance leurs propos (notamment, en soulignant leur gravité), d’autre part, leur appliquer le droit de réplique, ce qu’elle n’a pas fait. Le CDJ relève ainsi que la journaliste aurait dû, pour les accusations dont elle avait pris connaissance en préparant l’interview, solliciter le droit de réplique des intéressés avant diffusion, ou, pour celles qui émergeaient en cours de direct, signaler au public que ces propos constituaient une accusation grave et que l’occasion serait ultérieurement donnée aux intéressés de s’en défendre. Le CDJ, qui a constaté la récidive du média dans la gestion de telles interviews, a invité ce dernier à prendre les mesures nécessaires pour éviter que les manquements constatés ne se reproduisent.
La décision complète du CDJ peut être consultée ici.