19 février 2026
En attribuant un doctorat honoris causa à Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU dont plusieurs pays demandent la démission pour propos antisémites, la Belgique risque le discrédit en Europe. Le Congrès juif européen urge les universités concernées à faire marche arrière.
Le 2 avril 2026, la VUB, l’Université d’Anvers et l’Université de Gand doivent décerner conjointement un doctorat honoris causa à Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies dans les territoires palestiniens. Au moment même où la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et la Tchéquie demandent sa démission, cette distinction académique tombe comme un cheveu sur la soupe et pourrait exposer la Belgique à un revers diplomatique. Le fait que cela concerne 3 universités belges et pas juste une renforce le débat.
Le Congrès juif européen (CJE) a explicitement appelé les trois établissements à reconsidérer leur décision et à renoncer à cette distinction. Selon le CJE, Francesca Albanese est d’une partialité marquée à l’égard d’Israël, alors même que son mandat à l’ONU exige neutralité et indépendance.
Le Congrès juif européen affirme publiquement qu’un doctorat honoris causa remis à la raporteuse spéciale reviendrait à légitimer l’extrémisme et l’antisémitisme. Le Forum, le CCOJB et l’institut Jonathas sont déjà mobilisés pour empêcher cette distinction, mais jusqu’ici les universités concernées ne semblent pas vouloir changer de position.

