20 août 2026
La Belgique, la France, et l'Allemagne condamnent des propos jugés "inacceptables" de la part du ministre israélien Itamar Ben Gvir
En Belgique, c'est Maxime Prévot qui s'est exprimé : "Ce n'est pas un dérapage isolé". J'ai déjà condamné à plusieurs reprises ses déclarations et ses actes. C'est précisément pour cette raison que la Belgique a décidé de déclarer Itamar Ben-Gvir persona non grata sur son territoire, depuis le 12 septembre 2025 déjà, et de plaider pour une interdiction plus large au niveau européen", a rappelé le chef de la diplomatie belge.
Les condamnations exprimées par plusieurs partenaires européens sont nécessaires. Mais il faut désormais en tirer les conséquences. La Belgique a pris ses responsabilités au niveau national. L'Europe ne peut pas continuer à condamner de tels propos tout en maintenant une forme de normalité politique avec ceux qui les tiennent", a-t-il ajouté.
" À mes yeux, il devient impossible de justifier l'absence de mesures européennes à son encontre. Nos principes perdent toute crédibilité si des appels aussi explicites à la violence restent sans conséquence", a-t-il conclu.
Et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a lié les récents événements observés dans le village palestinien de Qousra avec les récentes sanctions françaises prises contre Itamar Ben Gvir.
« Ce qui se passe aujourd’hui en Cisjordanie est absolument scandaleux et devrait tous nous remplir de répulsion. C’est pourquoi nous avons sanctionné le ministre israélien Ben Gvir, dont les récents propos sont inacceptables et inhumains », ajoute Barrot.
Pour rappel, au mois de mai dernier, la France a prononcé une interdiction d'accès au territoire français au ministre israélien. La diplomatie française reproche à Itamar Ben Gvir d’avoir affirmé dans un podcast enregistré avec l’ex-otage du Hamas, Ram Braslavsky “vouloir éliminer 30 à 40 palestiniens par jour dans la Bande de Gaza”, alors que lui prétend avoir dit qu'il parlait de 30 à 40 terroristes.
