Violence dans la capitale : le Ministre-Président Boris Dilliès promet : “On n'abandonnera jamais Bruxelles”


24 août 2026

En Belgique, à Bruxelles, week-end violent à Anderlecht et à Saint-Gilles avec fusillades et voitures incendiées. Pas de blessé. 

Une première fusillade a eu lieu vers 21h dans la nuit de samedi à dimanche. Puis, en soirée, une voiture a été incendiée non loin de la porte de Hal. Et une autre a subi le même sort plus tard, vers 1 h du matin, Des incendies que le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS) qualifie de volontaires : "c'est de la dissuasion entre bandes rivales." Et pour finir dimanche matin, une autre fusillade a eu lieu. "Une balle a fini dans le salon d'une riveraine," explique le bourgmestre. Il résume l'affaire ainsi : "Un dealer qui en voit un autre d'une bande rivale et alors il n'hésite pas à tirer. Et voilà une balle perdue." Aucun blessé n'est à déplorer.

Déjà vendredi soir vers 23 h 40, des coups de feu ont été tirés en direction du commissariat à Anderlecht. Des impacts de balles ont été constatés sur le bâtiment. Personne n'a été blessé et deux suspects se seraient enfuis en trottinette. 

Face à cette escalade, le ministre-président bruxellois Boris Dilliès a dénoncé une violence "aveugle" et promis : “On n'abandonnera jamais Bruxelles”.

Il a assuré avoir été informé des questions liées à la sécurité et avoir suivi la situation de près. Boris Dilliès a rappelé plusieurs mesures prises au niveau régional. Un commissaire aux drogues doit être recruté à la fin du mois de septembre et sera chargé de mener une stratégie globale avec la police et les communes bruxelloises. Il a également cité un budget régional de 68 millions d'euros consacré à la sécurité et à la prévention, ainsi que l'interdiction des trottinettes électriques partagées.

Bernard Quintin, le Ministre belge de l'Intérieur, s'était dit, plus tôt samedi, "profondément choqué" et avait condamné "fermement cette attaque inacceptable". Il a assuré que les contacts étaient permanents aux niveaux policier et politique.

"Vu la situation dont nous avons hérité, ce combat prendra du temps. Il sera poursuivi, et même intensifié sans relâche. On n'abandonnera jamais Bruxelles", a conclu Boris Dilliès.