Une nouvelle étude universitaire conteste les accusations de génocide et d’apartheid contre Israël.


29 septembre 2026

Une étude universitaire conteste les accusations de génocide et d’apartheid contre Israël. 

L’étude, publiée sur la plateforme universitaire SSRN, est signée par Günther Jikeli, chercheur allemand et professeur à Indiana University aux États-Unis, et Philippe Karpe, chercheur en droit au CIRAD en France. Les deux chercheurs ont étudié séparément chacune de ces accusations, à partir de leurs définitions juridiques ou historiques.

Sur l’apartheid, ils reconnaissent l’existence de discriminations et d’inégalités en Israël. Mais ils rappellent que les citoyens arabes votent, siègent à la Knesset et peuvent saisir les tribunaux.

La question est plus complexe en Judée-Samarie, en raison de la présence israélienne prolongée, des implantations et de régimes administratifs différents. Les auteurs estiment cependant que ces éléments ne suffisent pas à prouver l’existence d’un système destiné à maintenir une domination raciale, condition nécessaire pour retenir juridiquement la qualification d’apartheid.

À Gaza, leur analyse se concentre sur un élément essentiel de la Convention sur le génocide : l’intention de détruire un groupe en tant que tel. Selon eux, les éléments qu’ils ont étudiés ne permettent pas de démontrer une telle intention.

Enfin, Jikeli et Karpe estiment que le « colonialisme de peuplement » peut expliquer certains aspects du conflit israélo-palestinien, mais pas définir le sionisme dans son ensemble. Ils mettent en avant le caractère national du mouvement sioniste, l’arrivée de réfugiés juifs, le lien historique du peuple juif avec la terre d’Israël et l’absence d’une métropole coloniale.