10 septembre 2026
Trafic de migrants, stupéfiants, criminalité : la Belgique et le Royaume-Uni signent un accord de coopération inédit depuis le Brexit
Bernard Quintin le ministre de l’intérieur belge était à Londres ce mercredi pour le signer. Parmi les conséquences très concrètes de cet accord : les policiers belges pourront désormais porter leur arme à bord des trains Eurostar.
Jusqu’à présent, la transmission de certaines informations aux autorités britanniques nécessitait l’autorisation d’un magistrat. Le nouvel accord doit permettre des échanges plus rapides.
Le texte prévoit aussi le partage des données sur la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation. La police belge pourra ainsi identifier plus facilement les véhicules soupçonnés de transporter de la drogue, des migrants ou du matériel nautique.
Le traité doit également éviter l’interruption d’une surveillance policière urgente lors du passage d’un pays à l’autre.
« Notre ambition commune est de continuer à lutter ensemble contre le trafic de migrants et la criminalité organisée liée aux stupéfiants qui sévissent des deux côtés de nos frontières et exploitent la misère humaine », a souligné Bernard Quintin.
Le traité entrera en vigueur après sa ratification par la Belgique et le Royaume-Uni. Du côté belge, cette procédure prend généralement entre six et douze mois.
"Il aura fallu des années de négociations et 18 cycles de discussions techniques. Mais le résultat est à la hauteur : un accord solide, équilibré, qui renforce l'autorité de l'État et la protection de nos concitoyens des deux côtés de la Manche", précise le ministre Quintin
