Rencontre inédite entre le chef d'État-Major de Tsahal et l’ensemble des responsables militaires des pays musulmans de la région.


16 septembre 2026

Réunion en Allemagne des chefs d’Etats Majors des pays du Golfe en compagnie des responsables des armées américaines et israéliennes pour discuter de la situation en Iran.

Selon Axios, le chef d’Etat Major de Tsahal, Eyal Zamir s’est entretenu la semaine dernière en Allemagne avec ses homologues américains, saoudiens, Bahreïnis, koweïtiens, Jordaniens, Emiratis, et Egyptiens au sujet du conflit en Iran et des tensions régionales. Une  réunion privée organisée par le commandant du CENTCOM américain, Brad Cooper. Il s'agissait du premier entretien de ce type depuis le début de la guerre contre la république Islamique. 

Le responsable de l’armée israélienne a informé ses homologues des « opérations de Tsahal sur différents fronts » lors de la réunion. Brad Cooper aurait déclaré lors de cette réunion “que l'armée américaine ne retirerait pas ses forces de la région malgré les attaques iraniennes contre des bases américaines. Il aurait aussi informé les Alliés des plans américains visant à développer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. 

Plusieurs sources diplomatiques confirment les discussions entre Jérusalem et Ryad autour de la guerre contre les Houthis.

Le CENTCOM a déclaré superviser les contacts entre les deux pays. Hier déjà on parlait de coopération en termes de renseignements, comme Israël l’a déjà fait autour du Détroit d’Ormuz avec les Américains. Cette fois, on dit qu’Israël pourrait étendre son assistance à la défense aérienne et à des moyens plus opérationnels.  En Israël, certains y voient une occasion d’obtenir en retour des avancées stratégiques et politiques de Riyad. Un responsable sécuritaire israélien a affirmé mardi soir à i24NEWS que ce rapprochement "rouvre la voie à un élargissement des accords d'Abraham".

"Les Saoudiens recalculent actuellement leur trajectoire", a affirmé un responsable sécuritaire israélien, estimant que leurs intérêts communs avec Israël apparaissent désormais plus clairement. 

Les Houthis ne constituent plus seulement un problème yéménite. Ils ont étendu leur contrôle le long de la côte yéménite de la mer Rouge et se sont emparés de territoires autour de Bab al-Mandeb, l’un des goulets d’étranglement maritimes les plus stratégiques au monde. Ils ont presque paralysé la navigation vers Eilat grâce à cela. Les récentes attaques des Houthis ont aussi visé des oléoducs et des installations de pompage saoudiens, ainsi que des civils. Les conséquences s’étendent bien au-delà de Riyad. Les Houthis menacent les marchés énergétiques mondiaux, l’économie égyptienne et l’accès d’Israël à la mer Rouge.

L’Arabie saoudite affirme aussi avoir intercepté et détruit un drone lancé par les Houthis au sud de La Mecque, avant son entrée dans l’espace aérien de la ville sainte. Riyad dénonce une « tentative hostile et terroriste ».

Riyad a demandé à la Grande-Bretagne de l’aider à repousser les Houthis. Le prince héritier Mohammed ben Salmane a également sollicité une intervention militaire américaine directe, mais le président américain Donald Trump a refusé.

Il est donc d’autant plus logique pour Israël de partager ses capacités avec l'Arabie saoudite. Cela ne signifie pas pour autant envoyer des forces israéliennes au Yémen, ni assumer la responsabilité de la sécurité de l'Arabie saoudite. Mais Israël a clairement un intérêt stratégique r à contenir une menace qui touche les Israéliens, les Saoudiens et une grande partie du monde.

L’Iran passe depuis des décennies à tenter de diviser et d’intimider ses adversaires. La meilleure réponse consiste à faire en sorte que son agression les rapproche les uns des autres.