25 septembre 2026
« Nous allons vaincre, nous n’avons pas d’autre choix. » Cette phrase a rythmé le discours de Benjamin Netanyahou, jeudi, devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Le Premier ministre israélien reprenait ainsi les mots de son frère Yoni, prononcés pendant la guerre de Kippour, trois ans avant sa mort lors de l’opération Entebbe.
Son arrivée à la tribune a provoqué deux réactions opposées : des applaudissements et des cris de « Am Israël Haï » dans les tribunes, tandis que des dizaines de représentants étrangers quittaient la salle. Benjamin Netanyahou les a aussitôt qualifiés de lâches, invitant ceux qui partageaient leur position à partir eux aussi.
Sans surprise, l’Iran a occupé une place centrale dans son intervention. Le chef du gouvernement israélien a défendu les opérations contre les installations nucléaires iraniennes, présentées comme indispensables à la survie d’Israël.
Il a également accusé certains dirigeants d’hypocrisie : selon lui, plusieurs pays qui condamnent publiquement Israël l’ont remercié en privé pour ses actions contre Téhéran.
À cette guerre militaire s’ajoute, selon lui, un huitième front : celui de l’information.
Benjamin Netanyahou accuse des États étrangers de financer des campagnes pour discréditer Israël, notamment sur les réseaux sociaux.
Il a pointé du doigt le Qatar et la Turquie. Il accuse Doha d’utiliser ses financements universitaires et médiatiques pour alimenter l’hostilité envers Israël et l’Occident, tout en hébergeant les responsables du Hamas.
Il a qualifié Recep Tayyip Erdoğan de tyran, dénonçant sa politique envers les Kurdes, les journalistes et l’opposition. Il lui a également reproché ses ambitions territoriales en Syrie et ses déclarations sur Jérusalem, dont il a tenu à rappeler qu’elle est et restera selon lui “la capitale éternelle de l’Etat d’Israël”.
Il a rejeté fermement les accusations de génocide à Gaza. Pour défendre l’action de Tsahal, il a cité les avertissements adressés aux gazaouis avant les frappes, les campagnes de vaccination contre la polio et l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a, à l’inverse, accusé le Hamas de maintenir les civils dans les zones dangereuses et de les utiliser comme boucliers humains.
