04 novembre 2026
Le chef du Shin Bet, David Zini, souhaite entendre quatre représentants arabes israéliens de la Knesset dans l’affaire des fraudes électorales.
Les représentants visés sont Mansour Abbas, le chef du parti Ra'am, Ahmad Tibi, le responsable de la faction Ta'al, et Sami Abu Shehadeh, le chef du parti Balad. La quatrième personnalité visée est un député de de la Liste unifiée, dont le nom ne peut être publié et contre lequel il existerait un faisceau d’indices irréfutables. Pour le moment, le responsable des services de renseignements intérieurs n’a pas fourni au bureau du Procureur de preuves tangibles contre les responsables politiques visés. Mansour Abbas a déclaré “que lui et tous les membres de son parti sont prêts à répondre à toute convocation des forces de l'ordre, tout en exhortant les autorités à « respecter la décision des électeurs » et en dénonçant la « tentative de ternir l'image du public arabe ».
La conseillère juridique au gouvernement s’en prend au chef du Shin Bet David Zini dans l’affaire de fraude électorale dans le secteur arabe
La procureure générale Gali Baharav-Miara a qualifié “de fausses” les informations publiées ce soir par la chaîne en hébreu d’I24News au sujet des fraudes électorales observées dans le secteur arabe. « Dans un État de droit, il est impossible d’interroger des citoyens ou des élus sans preuves justifiant un tel interrogation. Si le Shin Bet ou tout autre organisme dispose d’éléments de preuve justifiant une enquête, il est libre de les présenter » a affirmé Gali Barav Miara.
“D'importantes sommes d'argent provenant de pays étrangers affluent en Israël afin de renforcer l'influence étrangère sur ses élections, et cette activité pourrait impliquer des milliers de personnes, voire davantage”, a déclaré le Shin Bet à la Commission électorale centrale. L'agence a ajouté que “ces fonds provenaient d'intérêts occultes et potentiellement hostiles, et qu'une enquête plus approfondie était nécessaire avant de pouvoir en déterminer toute l'ampleur”.

