La Chambre a approuvé en séance plénière la révision de l’article 195 de la Constitution qui ouvre la voie à la suppression du Sénat.


03 juillet 2026

La Chambre a approuvé jeudi en séance plénière la révision de l’article 195 de la Constitution qui ouvre la voie à la suppression du Sénat.

La Chambre a approuvé jeudi en séance plénière la révision de l’article 195 de la Constitution qui ouvre la voie à la suppression du Sénat par 96 voix pour, 16 contre et 10 abstentions. Aucune voix n’a manqué dans la majorité, sauf l’abstention du député germanophone Luc Frank (Les Engagés). Dans l’opposition le texte a reçu le soutien des libéraux d’Anders, du Vlaams Belang (extrême droite) et de Groen. Le PTB s’est abstenu. Le PS, Ecolo et DéFI ont voté contre.

Ce vote clôt la première étape de cette réforme portée par le Premier ministre, Bart De Wever. Elle était nécessaire pour permettre un « clean cut » de la Haute assemblée. Une nouvelle période s’ouvre pour supprimer à proprement dit l’institution.

La tâche pourrait s’avérer plus compliquée. Dans la majorité, du côté du MR et des Engagés, des conditions ont été émises, à commencer par celle de garantir une représentation des germanophones dans une assemblée fédérale. Jusqu’à présent, celle-ci n’est garantie qu’au Sénat alors qu’à la Chambre, elle dépend des résultats électoraux dans la province de Liège.