L’'Iran assure que des progrès significatifs ont été réalisés jeudi lors des négociations avec les USA sur le nucléaire.


27 février 2026

L'Iran assure que des progrès significatifs ont été réalisés jeudi lors des négociations avec les USA sur le nucléaire. 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à la télévision d'État que les négociations « avaient très bien progressé et avaient abouti à des éléments d'accord très sérieux, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des sanctions ».

Il a ajouté que le prochain cycle de négociations aurait lieu « peut-être dans moins d'une semaine », les discussions techniques à l'agence nucléaire de l'ONU devant débuter lundi à Vienne.

« De nouveaux progrès ont été réalisés dans notre engagement diplomatique avec les États-Unis. Ce cycle de négociations a été le plus intense à ce jour », a écrit M. Araghchi dans une déclaration séparée publiée sur X dans la nuit après les négociations.

On prend ces déclarations avec prudence, connaissant l’habitude du régime Iranien pour faire traîner les négociations au maximum. 

Le vice-président américain JD Vance de son côté affirme qu'il n'y a « aucune chance » qu'une frappe contre l'Iran conduise à une guerre prolongée dans la région.

« L'idée que nous allons nous engager dans une guerre au Moyen-Orient qui durera des années sans fin en vue est tout à fait irréaliste », a déclaré M. Vance au Washington Post, rejetant ainsi les critiques selon lesquelles Washington pourrait s'enliser dans un bourbier militaire dans cette région instable si M. Trump ordonnait des frappes aériennes.

« Je pense que nous préférons tous l'option diplomatique », a déclaré M. Vance, un ancien marine américain qui a servi pendant la guerre en Irak. « Mais cela dépend vraiment de ce que feront et diront les Iraniens. »

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, doit se rendre aujourd'hui à Washington pour rencontrer le vice-président américain ainsi que d’autres responsables, selon Reuters.

Pendant ce temps, Washington continue de renforcer sa présence militaire dans la région. Le porte-avions USS Gerald R. Ford, accompagné d’une flotte aérienne de 75 appareils, dont des F-35C et des F-22, est attendu en Méditerranée orientale.

À ce stade, rien n’est tranché. Les discussions se poursuivent, les forces se positionnent, et les signaux envoyés par la Maison-Blanche restent ambivalents.