Des hauts responsables de la Maison Blanche pousseraient Israël à attaquer l’Iran en premier.


26 février 2026

De hauts responsables de la Maison Blanche pousseraient Israël à attaquer l’Iran en premier. Les USA privilégiant la diplomatie. 

« Au sein et autour de l'administration Trump, certains pensent qu'il serait préférable qu'Israël frappe en premier et que les Iraniens ripostent, ce qui nous pousserait à agir davantage », ont confié plusieurs proches de l’entourage du Président américain au site Politico.  Une offensive de Tsahal déclencherait, d’après eux, une riposte iranienne ce qui aurait pour effet de légitimer une participation des Etats-Unis au conflit auprès de l’opinion publique américaine. Un revirement stratégique qui serait motivé par plusieurs sondages qui révèlent que l’opinion publique américaine et notamment les électeurs républicains seraient certes favorable à un changement de régime en Iran, mais moins enclins à voir les Etats-Unis prendre des risques inconsidérés pour y parvenir.  

Les mêmes hauts responsables ont ajouté : “Mais le scénario le plus probable reste une opération conjointe américano-israélienne”.

Le vice-président américain JD Vance a affirmé que les États-Unis disposent d’éléments indiquant que l’Iran cherche à reconstituer son programme nucléaire après les frappes menées en juin contre des sites nucléaires iraniens.

Le troisième cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien a débuté à Genève, selon des médias israéliens citant des sources iraniennes. Les discussions sont menées côté iranien par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, tandis que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner représentent Washington, sous médiation omanaise. L’issue de ces discussions est considérée comme déterminante dans la décision américaine d’éventuellement recourir à une action militaire.

Steve Witkoff espère parvenir à un accord nucléaire à durée indéterminée avec l’Iran

C’est ce qu’a exigé l’émissaire américain lors d’une réunion privée tenue cette semaine, selon le site d’information Axios qui cite un haut responsable des États-Unis. « Nous partons du principe, avec les Iraniens, qu'il n'y a pas de clause d'extinction. Qu'un accord soit conclu ou non, notre principe est le suivant : vous devez vous comporter correctement jusqu'à la fin de vos jours », aurait déclaré Steve Witkoff. Selon le site d’information américain, l’envoyé spécial de Donald Trump au Proche-Orient aurait aussi indiqué aux donateurs de l'AIPAC “que l'administration américaine ne souhaite pas que l'accord comporte des « clauses d'extinction », qui expireraient au bout d'un certain temps, comme celles présentes dans l'accord de 2015 signé par l'administration Obama. Il a également admis vouloir aussi discuter du programme de missiles balistiques et du lien entre l’Iran et ses proxys dans la région. 

A quelques heures de reprendre les discussions entre représentants iraniens et américains, discussions considérées comme ceux de la dernière chance, les responsables israéliens persistent à penser que les chances de parvenir à un accord entre les deux pays sont quasi nulles, affirme un haut responsable de l’Etat Hébreu à la chaîne N12. « “Si vous cédez à un accord avec Téhéran, vous passerez pour faibles et soumis. L’Iran ne respectera pas cet accord et le violera même plus rapidement qu’auparavant » affirme un autre haut fonctionnaire en poste à Jérusalem.