18 septembre 2026
L’Arabie saoudite manquerait de missiles pour assurer sa défense aérienne face aux attaques incessantes des Houthis. Les USA approuvent la vente d’avions de combat F35 au royaume.
Sur le terrain, les rebelles yéménites soutenus par Téhéran ont progressé le long de la mer Rouge, près du détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Leur avancée menace les exportations pétrolières saoudiennes, déjà détournées du détroit d’Ormuz. Les Houthis auraient aussi posé des mines navales sur la voie de navigation internationale dans le détroit de Bab el-Mandeb et creusé des tranchées dans les montagnes qui le surplombent, pour consolider leur contrôle de la zone.
L’aviation saoudienne poursuit néanmoins ses bombardements au Yémen mais va commencer à manquer de munitions, comme son principal fournisseur, les USA.
Dans ce contexte tendu pour ses alliés, le Département d'État américain a approuvé hier la vente de 48 avions de chasse F-35 au royaume saoudien, pour 24,3 milliards de dollars, malgré les alertes des services de renseignement intérieur. Le Congrès a été informé, il doit encore donner son feu vert à cette vente qualifiée d'essentielle pour « renforcer la sécurité d'un allié majeur non membre de l'OTAN ».
Jonathan Ruhe, de la JINSA, le Jewish Institute for National Security of America a déclaré au Jérusalem Post que selon lui « La vente potentielle de F-35 à l’Arabie saoudite ne devrait pas aboutir tant que deux questions clés n’auront pas été résolues », celle de l’avantage militaire qualitatif d’Israël et celle des risques d’espionnage de la Chine en Arabie Saoudite.
