Bart De Wever voulait un accord budgétaire cette nuit. Frank Vandenbroucke lui répond : pas dans la précipitation.


22 octobre 2026

Bart De Wever voulait un accord budgétaire au bout de la nuit. Frank Vandenbroucke lui répond : pas dans la précipitation. 

Le Premier ministre avait pourtant préparé le terrain. Mercredi après-midi, il a transmis une nouvelle version de sa note budgétaire, avec l’espoir de débloquer les négociations lors de la réunion de 19 heures. L’objectif est toujours le même : trouver dix milliards d’euros pour réduire le déficit d’ici 2029.

À midi, devant les journalistes à la Chambre, Bart De Wever espérait encore un accord pour le lendemain. Cela lui aurait permis de présenter sa déclaration de politique fédérale jeudi, puis de solliciter un vote de confiance samedi. Le tout, juste avant le départ de nombreux députés pour les vacances d’automne.

Mais ce calendrier s’est heurté aux objections de Frank Vandenbroucke. Comment les économies seront-elles réalisées ? Comment les réformes seront-elles appliquées ? Et quelles mesures concrètes faudra-t-il prendre pour atteindre les montants annoncés ?

La nouvelle note du Premier ministre ne semble donc pas avoir levé ses réserves. Selon De Standaard, le document compte 61 pages et reprend plusieurs pistes évoquées ces derniers jours.

Les soins de santé seraient particulièrement mis à contribution, avec un effort total de quatre milliards d’euros. 

Les prestations sociales sont un autre volet de la négociation. Du côté des pensions, plusieurs mesures représenteraient un effort global de 500 millions d’euros.  Le projet prévoit également cent millions d’euros de nouvelles économies concernant les malades de longue durée. Enfin, les budgets consacrés à la politique migratoire feraient eux aussi l’objet de réductions.

À ce stade, ces différentes pistes restent sur la table des négociations : elles ne constituent pas un accord. Bart De Wever cherche à accélérer pour pouvoir présenter son budget au Parlement. Frank Vandenbroucke refuse de conclure les négociations dans l'urgence, compromettant donc le calendrier espéré par le Premier ministre.