Bart De Wever sort de son silence sur les frappes israélo-américaine sur l’Iran et la riposte qui s’en est suivie.


06 mars 2026

Le Premier ministre Bart De Wever est sorti de son silence de ces derniers jours, jeudi en séance plénière de la Chambre, pour justifier avec prudence la guerre en Iran. 

La question du respect du droit international fait l’objet de diverses interprétations au sein de majorité et l’opposition n’a pas manqué de le rappeler. Bart De Wever a dit constater que celui-ci n’était plus pris en compte. “Mais la dictature théocratique (en Iran) le bafoue depuis 47 ans”, a-t-il souligné. Selon le Premier ministre, le régime des mollahs a “laissé passer toute une série d’opportunités diplomatiques.” “N’attendez pas de ma part quelque larme que ce soit.”

Bart De Wever a confirmé qu’il n’existait aucun projet européen de se joindre à l’offensive israélo-américaine. Quant à la suite : “je ne peux qu’espérer qu’Israël et les États-Unis disposent d’une stratégie de sortie, mais je n’en suis pas sûr.”

Bart De Wever a énuméré les trois priorités définies par le gouvernement fédéral lors du Conseil National de Sécurité convoqué avant la séance plénière : “la sécurité de nos citoyens dans la région”, “le potentiel impact sur la sécurité nationale et internationale” et “nos intérêts économiques et la sécurité d’approvisionnement” énergétique.

Par ailleurs, Maxime Prévot a également répondu aux critiques concernant l’opération de rapatriement des belges coincés au Moyen-Orient.

Les autorités belges n’ont pas pour mission de “se substituer à une agence de voyage”, l’objectif étant de “sauver des vies”, a-t-il déclaré. “Ces quelques dizaines d’euros demandés pour un bus est un détail.”

Maxime Prévot a également indiqué qu’il avait exprimé la solidarité de la Belgique à l’Espagne. Le ministre a qualifié d’”injustes” les menaces verbales du président américain Donald Trump après le refus du gouvernement espagnol de mettre ses bases militaires à disposition.

On apprend que l'opération par laquelle la Belgique devait rapatrier des Belges du Moyen-Orient à bord d'un avion militaire a été reportée d'un jour, rapporte la VRT NWS. 

"Normalement, un avion militaire de transport de passagers aurait dû récupérer des touristes belges à Oman, avec une escale en Égypte. Cependant, l'Égypte n'a pas été en mesure de délivrer les documents nécessaires. Par conséquent, l'avion ne peut pas être déployé aujourd'hui. L'ensemble de l'opération est reporté d'un jour." Hier déjà, un avion de transport militaire belge avait été confronté au même problème.