30 mars 2026
"On ne cesse jamais d’être un fils, quel que soit l’âge, même si on change de mères au cours des temps" dit Pascal Bruckner dans cet admirable roman.
Fils unique, "objet de tous les soins", il est "devenu très jeune d’une ingratitude revendiquée comme une coquille protectrice".
Autant dire, qu’il n’a pas fait attention à sa mère, toxique, épileptique, soumise à son mari violent, tyrannique, antisémite, nostalgique du nazisme. Il a même voulu se protéger de ce climat de haine qui régnait chez lui "pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive", il a fui à Paris dès qu’il l’a pu, loin de l’emprise de l’amour maternel étouffant.
“De mère inconnue” (Grasset) est un livre signé Pascal Bruckner, aussi poignant que captivant.
A lire évidemment.
"Préface", une chronique de Natalie David-Weill, avec le concours de Didier Kohn.


Commentaires(0)