Les États-Unis ont repris leurs frappes contre l'Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, mettant fin à six jours d'accalmie relative.


30 juillet 2026

Les États-Unis ont repris leurs frappes contre l'Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, mettant fin à six jours d'accalmie relative. 

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené à bien « une vague intensive de frappes » contre des dizaines de cibles du Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran.

Et ce, au lendemain d’une attaque menée par cette force militaire iranienne contre les troupes américaines présentes dans la région, à l’aide de missiles balistiques.

Un communiqué du CENTCOM précise que les cibles touchées lors de ces frappes comprenaient des centres de commandement, des installations de missiles et de drones, ainsi que d’autres sites militaires, dans le but de « réduire davantage les menaces que représentent l’Iran et ses mandataires pour les forces américaines, le transport maritime commercial et les pays du Golfe ».

Un responsable du CENTCOM estime que l'ampleur des bombardements de la nuit était « environ deux fois supérieure à celle des jours précédents », a ajouté ce responsable.

Des explosions ont été entendues dans les villes de Bushehr et Abu Musa, l'île de Kish, et l'île de Qeshm, selon la chaîne publique iranienne Press TV.

À la Maison Blanche, Donald Trump a affiché sa détermination. Après avoir promis de « frapper très durement » l'Iran, il a laissé entendre qu'une réponse plus importante pourrait suivre, tout en affirmant vouloir maintenir une porte ouverte aux discussions avec Téhéran. 

Le président américain examinerait actuellement un plan élaboré par le commandant du CENTCOM, l'amiral Brad Cooper qui prévoit une campagne aérienne de 10 à 14 jours dont l'objectif est de porter un coup sévère aux capacités balistiques iraniennes. 

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, soutiendrait cette option, tandis que Donald Trump hésiterait encore entre une offensive de grande ampleur et des frappes plus limitées afin de préserver une éventuelle reprise des négociations.

Le président américain Donald Trump aurait vivement critiqué ses collaborateurs lors d’une réunion la semaine dernière, en raison de sa frustration face à ses options militaires contre l’Iran et de son incapacité à conclure un accord pour mettre fin au conflit.

Malgré les manifestations publiques de satisfaction quant au déroulement de la guerre, ni lui ni ses principaux collaborateurs ne sont satisfaits de la situation actuelle, a déclaré un responsable américain à NBC News.

Ses collaborateurs ne parviennent pas non plus à s’accorder sur la voie à suivre, le responsable américain ayant déclaré : « Après tout ce temps, il n’y a toujours pas d’unité. »

« Le président est exaspéré », a déclaré à NBC News un allié de Trump qui s’est entretenu avec lui ces dernières semaines.

« Je ne pense pas qu’il pensait que ce serait aussi difficile d’amener les Iraniens à accepter un accord. Il n’y avait pas de véritable stratégie quant à la durée du processus ni aux mesures à prendre pour parvenir à l’objectif final », ajoute cet allié de Trump.