Les États-Unis ont annoncé la mise en place ce jour d’un blocus maritime visant l’Iran.


13 avril 2026

Les États-Unis ont annoncé la mise en place ce jour d’un blocus maritime visant l’Iran. 

Le Commandement central américain a indiqué que toutes les entrées et sorties maritimes des ports iraniens seraient bloquées à partir de 16h00 (heure de Belgique). Cette mesure concerne l’ensemble des navires, quelle que soit leur nationalité, opérant dans les ports du pays ainsi que dans ses zones côtières, notamment dans le golfe Persique et le golfe d’Oman.

Selon les autorités américaines, cette opération sera appliquée de manière globale, mais ne visera pas à entraver la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz pour les navires en transit vers des ports non iraniens. Washington insiste ainsi sur le fait que la sécurité des routes maritimes internationales restera garantie, tout en accentuant la pression sur Téhéran.

Le président américain Donald Trump a adopté un ton particulièrement ferme à son arrivée à Washington. Il a affirmé que les capacités militaires iraniennes avaient été "anéanties" et a accusé l’Iran d’avoir menti sur l’ouverture du détroit d’Ormuz. Il a également évoqué la participation prochaine de plusieurs pays à une opération visant à sécuriser cette voie maritime stratégique.

Le chef de la délégation iranienne aux pourparlers au Pakistan et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est rentré en Iran en affichant une profonde méfiance envers les États-Unis.

Lors d’une conférence de presse, il a déclaré que Téhéran n’avait "jamais fait confiance aux Américains" et que c’était désormais à Washington de prouver sa crédibilité. Selon lui, les discussions se sont révélées plus limitées que prévu, laissant planer de sérieux doutes sur la volonté américaine de parvenir à un accord.

Adoptant un ton ferme, Mohammad Bagher Ghalibaf a également réagi aux menaces liées au détroit d’Ormuz, affirmant qu’elles n’auraient aucun impact sur la population iranienne. "Le peuple iranien a montré qu’il ne cède pas aux pressions, qu’elles soient militaires, économiques ou politiques", a-t-il insisté, soulignant la résilience du pays face aux sanctions et aux tensions régionales.