21 avril 2026
L’Espagne pousse pour suspendre l’accord d’association entre l’Europe et Israël, une réunion des 27 sur cette question aura lieu aujourd’hui à Bruxelles.
Un gouvernement « qui viole le droit international (...) ne peut être partenaire de l’Union européenne », « C’est aussi simple que cela » a fait valoir Pedro Sánchez lors d’un meeting électoral en Andalousie. En réponse, le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a dénoncé, en espagnol sur X, l’« hypocrisie » du gouvernement de Pedro Sánchez, qu’il accuse d’« antisémitisme ». Outre l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie soutiennent cette position de boycott d’Israël.
La défaite de Viktor Orban, en Hongrie, pourrait priver Israël de l’un de ses plus fervents alliés en Europe, tandis que l’Allemagne et l’Italie fléchissent dans leur soutien. L'article 2 de l'accord d'association UE-Israël, en vigueur depuis 2020, stipule que les parties doivent respecter les droits humains.
La guerre à Gaza avait débuté ce débat dans l’UE. L'action militaire menée par Israël au Liban contre le Hezbollah est jugée disproportionnée par les Européens. Une pétition, signée par plus d’un million de personnes, a réclamé une suspension de ce partenariat. De là à penser que l'Europe est prête à suspendre l'accord d'association avec Israël, il y a un pas, et il est grand. Même si la question a été abordée lors du Conseil Affaires étrangères, il est très incertain que les Vingt-sept procéderont à un vote sur le sujet. "Nous verrons jusqu'où ira la discussion", avance prudemment un diplomate.
Rappelons que l'UE est le premier partenaire commercial d'Israël et les échanges entre les deux parties pesaient 42,6 milliards d'euros en 2024.
Sans surprises, Francesca Albanese, rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens, appelle même à exclure Israël du Conseil de l’Europe. Observateur à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Israël pourrait voir son statut remis en question après l’adoption, fin mars par la Knesset, d’une loi instaurant la peine de mort pour les terroristes. Ce texte, selon ses détracteurs, viserait spécifiquement des Palestiniens et entrerait en contradiction avec les principes fondamentaux défendus par l’institution européenne.
