24 mars 2026
L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis seraient sur le point de s'engager activement dans la lutte contre l'Iran, alors que la guerre au Moyen-Orient continue.
Selon le Wall Street Journal, les États du Golfe « s'orientent peu à peu » vers un rôle plus actif, après que Riyad a autorisé les forces américaines à utiliser une base aérienne située sur son territoire.
Une source citée par le journal a déclaré qu'il ne s'agissait « que d'une question de temps » avant que l'Arabie saoudite n'entre en guerre, après que son ministre des Affaires étrangères eut déclaré la semaine dernière que sa patience face aux attaques iraniennes « n'était pas illimitée ».
De son côté, Bahreïn a soumis au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution visant l’Iran, centré sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Ce texte marque un durcissement notable, en introduisant des mesures concrètes susceptibles d’être mises en œuvre en mer.
Le projet condamne explicitement les attaques et menaces visant des navires commerciaux dans le détroit, soulignant leurs conséquences sur le commerce international, la sécurité énergétique et l’économie mondiale. Il exige de l’Iran qu’il mette fin « immédiatement » à toute action contre des navires civils et à toute tentative d’entrave à la navigation dans cette zone stratégique.
Contrairement à une précédente initiative bahreïnienne, ce texte s’inscrit dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui lui confère une portée contraignante et ouvre la voie à des actions concrètes.
Il autorise ainsi les États membres, agissant seuls ou dans le cadre de coalitions maritimes, à « utiliser tous les moyens nécessaires » pour garantir la liberté de passage dans le détroit d’Ormuz, y compris dans les eaux territoriales des États riverains.

