28 mai 2026
Joël Kotek, historien et fondateur de l’institut Jonathas a été évincé de la délégation belge auprès de l'IHRA, l’alliance internationale pour la mémoire de la Shoah, après plus de 15 ans.
Cette décision, qui semble sanctionner son courage à dénoncer l'antisémitisme contemporain en Belgique, est profondément injuste. Viviane Teitelbaum, cofondatrice de l’Institut Jonathas avec Joël Kotek, et sénatrice a dénoncé une décision « choquante » visant, selon elle, l’un des principaux spécialistes belges de la Shoah et de l’antisémitisme contemporain.
Selon elle, cette décision serait liée à une intervention prononcée récemment à Jérusalem lors d’une réunion de l’IHRA.
« Tant qu’il s’agit de l’antisémitisme d’extrême droite, il n’y a pas de problème à le nommer », affirme Viviane Teitelbaum, mais il existe davantage de réticences lorsqu’il est question d’antisémitisme lié à l’antisionisme, à certains milieux islamistes ou encore à l’extrême gauche”.
Viviane Teitelbaum critique également l’évolution de la représentation belge auprès de l’IHRA, regrettant une approche qu’elle juge désormais plus administrative et moins engagée dans la lutte contre l’antisémitisme.
L’élue estime enfin que cette éviction envoie un signal préoccupant dans un contexte de tensions croissantes autour des questions mémorielles et du débat sur l’antisémitisme en Europe.
La Licra dénonce aussi une atteinte à la liberté intellectuelle et à la vigilance démocratique, essentielles pour combattre toutes les formes de haine. Elle réaffirme l’importance de protéger les experts qui alertent sur les réalités préoccupantes et souligne que cette éviction affaiblit la lutte contre l'antisémitisme.
