06 mai 2026
Le président américain Donald Trump annonce suspendre temporairement le “Projet Liberté” dans le détroit d’Ormuz après des "progrès importants" dans les négociations avec l'Iran.
Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump affirme que cette suspension temporaire intervient « à la demande du Pakistan et d'autres pays ». Selon lui, le blocus américain reste « cependant pleinement en vigueur ». Le « Projet Liberté », qui visait à faciliter la circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, est donc mis en pause afin de vérifier si un accord avec les représentants iraniens peut être finalisé et signé.
Les agences de presse officielles iraniennes Tasnim et Fars ont interprété la suspension de l'opération comme un signe de faiblesse, affirmant que Washington avait « plié face aux menaces de la République islamique ». Une lecture que l'administration Trump n'a pas commentée officiellement.
Pourtant, quelques heures avant la suspension, le secrétaire d'État, Marco Rubio avait durci le ton : selon lui, l'opération "Freedom Project" avait pour mission d'« évacuer près de 23 000 civils de 87 pays, pris en otage dans le golfe Persique par le régime iranien ». Il avait qualifié le blocus du détroit d'Ormuz de « criminel, désespéré et destructeur », le comparant à de la piraterie d'État.
Le cargo français CGM San Antonio, battant pavillon maltais, a été touché mardi soir dans le golfe Persique par ce qui ressemble à un missile de croisière, selon des responsables américains cités par CBS News. Plusieurs marins ont été blessés.
Le navire, repéré plus tôt près de Dubaï, a été frappé dans une zone où les tensions explosent depuis plusieurs jours.
Cette attaque s’ajoute à une série d’incidents inquiétants recensés depuis dimanche : incendies à bord, tirs contre des bâtiments civils et assauts menés par de petites embarcations rapides.
Le climat sécuritaire se dégrade fortement dans le golfe Persique, depuis le blocus iranien du détroit d’Ormuz et la suspension temporaire de l’opération américaine “Freedom Project”. Des dizaines de navires commerciaux se retrouvent donc bloqués dans la zone. On attend la réponse de la France à cette nouvelle provocation iranienne.
