22 juin 2026
Ce week-end, lors de la conférence du JNS, Benjamin Netanyahu a défendu la poursuite des opérations israéliennes au Liban, malgré les appels à la retenue venus de Washington.
"Tant que nous devrons protéger notre population, nous resterons dans la zone de sécurité du Sud-Liban. Et la raison en est parfaitement compréhensible. On ne demanderait à aucun pays d'agir autrement. "
Le Premier ministre israélien a poursuivi ,“Imaginez que des milliers de terroristes se trouvent de l’autre côté de votre frontière, tirant des roquettes, des missiles balistiques et des drones sur vos villes et vos villages ", a-t-il déclaré. "Que ferait l’Amérique ? Les soldats américains franchiraient la frontière, établiraient une zone de sécurité et élimineraient la menace. C’est exactement ce que nous faisons" contre le Hezbollah a-t-il ajouté.
Ces déclarations illustrent les divergences croissantes entre Jérusalem et Washington sur la conduite du conflit au Liban.
En Israël, le débat porte de plus en plus sur le prix payé pour maintenir cette présence au Liban. Depuis le début de l’opération, Tsahal a perdu de nombreux soldats.
Les forces israéliennes sont aujourd’hui déployées à l’intérieur du territoire libanais pour empêcher le Hezbollah de se réimplanter près de la frontière. Le danger est là : si le cessez-le-feu oblige Tsahal à ralentir ou à limiter ses opérations alors que ses soldats sont déjà entrés au Sud-Liban, ceux-ci restent exposés face au Hezbollah sans pouvoir agir avec la même liberté qu’en phase de combat.
La balle est désormais dans le camp américain. Reste à voir si Washington rejettera cette exigence iranienne ou s’il cherchera à intégrer la question du Sud-Liban dans les discussions en cours avec Téhéran.
