Benjamin Netanyahou avance son voyage aux Etats-Unis à mercredi.


09 février 2026

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou part aux Etats-Unis ce mercredi et espère influer sur les négociations en cours entre Washington et Téhéran

Et pour cause, le chef du gouvernement israélien craint de voir les négociateurs américains ne pas aborder les questions cruciales liées au programme iranien de missiles balistiques et le rôle des milices pro-iraniennes dans la région. “Le Premier ministre Netanyahou estime que toute négociation doit inclure la limitation des missiles balistiques et la fin du soutien de Téhéran à ses proxys dans la région “ ont déclaré les Bureaux de la présidence du conseil à Jérusalem. Selon certains hauts responsables israéliens, les négociations menées vendredi du côté d’Oman ont laissé entrevoir les premières concessions que pourraient effectuer les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien qui inclurait une levée des sanctions contre la République Islamique. Si tel était le cas, le régime iranien resterait en place et pourrait reprendre ses menaces contre Israël. Israël redoute qu’un accord limité au nucléaire n’offre à l’Iran un répit stratégique pour renforcer ses missiles et ses relais régionaux. Le test pour Trump sera clair : saisir une fenêtre pour contenir réellement l’Iran, ou lui accorder un dangereux ballon d’oxygène diplomatique. 

C’est pourquoi, Benjamin Netanyahou s’est empressé d’avancer son départ pour Washington. 

Le Premier ministre israélien veut à tout prix convaincre le Président Trump de réduire la marge de manœuvre du duo Witkoff-Kushner dans les négociations et de les empêcher d’être trop généreux avec les Iraniens pour parvenir à tout prix à un accord. Le chef du gouvernement entend aussi réduire le rythme d’acquisition de drones et de missiles balistiques de la part de Téhéran.

Néanmoins, Le méga-pont aérien de l’armée américaine bat son plein. Près de la moitié de la flotte américaine—se trouve désormais au Moyen-Orient ou est en route vers la région. Un ancien pilote de l’U.S. Air Force et analyste militaire a réagi en disant que cela rappelait la guerre du Golfe de 1991. 

Israël de son côté met en garde Donald Trump : nous pourrions agir seuls si l'Iran franchit la ligne rouge en matière de missiles balistiques assurent plusieurs experts sécuritaires. 

L’Iran elle a conditionné la poursuite des négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis à un changement d’attitude de Washington. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré dimanche que les discussions ne progresseraient que si les États-Unis faisaient preuve d’un "sérieux réel" et renonçaient à des exigences qu’il qualifie d’"excessives et irréalistes".