26 mars 2024
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, a achevé lundi une réunion avec le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, à la Maison Blanche.
La réunion s'est tenue en privé, pendant une heure et demie. Le ministre et le conseiller ont discuté des efforts visant à assurer la libération des otages, ainsi que des mesures nécessaires pour assurer la destruction des capacités gouvernementales et militaires du Hamas.
Le ministre Gallant a souligné que les résultats de cette guerre auront un impact sur la région pour les décennies à venir et qu'ils seront un signal pour les ennemis communs des deux pays.
Alors que l'administration Biden cherche apparemment à calmer les tensions avec Israël, Jake Sullivan a posté sur X "J'ai transmis le soutien indéfectible du président Biden à la sécurité et à la défense d'Israël contre toutes les menaces, y compris l'Iran".
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a lui aussi rencontré Yoav Gallant lundi, durant cette réunion il a souligné “qu'il existe des alternatives à une invasion terrestre de Rafah qui permettraient à la fois de mieux assurer la sécurité d'Israël et de protéger les civils palestiniens” a déclaré le département d'État.
Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a précisé à propos de la résolution de l’ONU que le vote américain "ne représentait pas un changement.
“Nous avons clairement indiqué que nous soutenions un cessez-le-feu lié à la libération des otages". "La version finale ne comprenant pas de condamnation du Hamas et n'exigeant pas clairement le retour des otages, nous ne pouvions pas la soutenir", a-t-il ajouté. "Nous ne pensons pas qu'une invasion terrestre de Rafah soit la bonne solution compte tenu du grand nombre de réfugiés qui s’y trouvent".
L’ambassadeur israélien à l'ONU, Gilad Erdan, a vivement critiqué la résolution du Conseil de sécurité : "La libération des otages devrait être la priorité du Conseil de sécurité. Votre exigence d’un cessez-le-feu sans le conditionner à la libération de nos otages nuit aux efforts visant à les libérer, et donne au Hamas l’espoir de parvenir à un cessez-le-feu sans contrepartie. Tous les membres du Conseil auraient dû s'opposer à cette proposition", a-t-il affirmé.

