19 mars 2025
Cette reprise des hostilités a largement été condamnée par la communauté internationale, persuadée que cela met en péril les efforts de libération des otages. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a convoqué l’ambassadrice d’Israël pour un entretien ce matin.
Hier en début d’après-midi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, s'est entretenu avec Kaja Kallas, chef de la diplomatie l'UE, ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères de la France, des Pays-Bas et de la République tchèque, leur déclarant que « nous devons vaincre l'axe radical de l'Iran, des Houthis et du Hamas ». Dans un communiqué officiel, Paris appelle "à l'arrêt immédiat des hostilités qui mettent en péril les efforts de libération des otages et menacent la vie des populations civiles à Gaza". Même préoccupations du côté des autres chancelleries européennes : Londres, Berlin et Rome.
Le ministre des Affaires étrangères belge Maxime Prévot a convoqué l’ambassadrice d’Israël en Belgique ce matin. Il craint un embrasement de la région. Selon son porte-parole, il lui fera part de ses préoccupations quant à la “reprise des hostilités à Gaza et aux nombreuses victimes civiles à déplorer”, son inquiétude sur l’impact de ces frappes sur les populations civiles et sur les otages toujours en captivité.
Le ministre de la défense, Israël Katz, a clairement indiqué que les forces de défense israéliennes poursuivraient leurs opérations jusqu'à ce que « le Hamas comprenne que les règles du jeu ont changé » et qu'il doit libérer tous les otages ou faire face à « l'ouverture des portes de l'enfer ». Ces mots reflètent le changement d'approche stratégique d'Israël, qui ne permet plus au Hamas d'utiliser les cessez-le-feu pour se regrouper et se réarmer.

