02 décembre 2022
Environ 13.000 militaires ukrainiens ont été tués depuis le début de l’invasion russe.
C’est ce qu’a affirmé hier Mykhaïlo Podoliak un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
« Nous avons des estimations officielles de la part de l’état-major, elles vont de 10.000 à 13.000 morts » c’est ce qu’il a déclaré. Et selon lui, le président Zelensky rendra publiques les données officielles lorsque le temps sera venu.
Lorsque les forces russes livraient bataille en juin dernier pour s’emparer en totalité de la région de Lougansk dans le Donbass, Volodymyr Zelensky avait fait savoir que son pays perdait 60 à 100 soldats par jour tués en action et autour de 500 personnes blessées en action.
Pour le camp adverse, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou a affirmé en septembre dernier que 5937 soldats russes avaient été tués depuis le début du conflit.
L’Ukraine et la Russie sont soupçonnées de minimiser l’ampleur de leurs pertes humaines pour éviter de peser sur le moral de leurs troupes.
De son côté, le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a estimé le mois dernier que plus de 100.000 militaires russes avaient été tués ou blessés depuis l’invasion et que les pertes étaient probablement du même ordre côté ukrainien.
Le président américain Joe Biden et son homologue français Emmanuel Macron sont déterminés à chercher ensemble une issue à la guerre en Ukraine.
Les deux hommes ont affiché hier avec force la solidité de l'alliance entre les Etats-Unis et la France, deux nations sœurs dans leur défense de la liberté, malgré des différends notamment sur le projet de relance industrielle américain, jugé agressif par Paris.
"Les Etats-Unis ne pourraient pas demander de meilleur partenaire avec qui travailler que la France", c’est ce qu’a affirmé Joe Biden lors d'une brève déclaration, en soulignant que l'alliance avec la France demeurait essentielle.
Lors d'une conférence de presse commune, Joe Biden et Emmanuel Macron ont manifesté hier à Washington leur volonté de chercher ensemble une issue en Ukraine, mais sans rien rogner de leur soutien à Kiev.
"Je suis prêt à parler à Poutine s'il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas encore fait" ; c’est ce qu’a dit Joe Biden en soulignant que toute discussion avec le président russe se ferait en consultation avec ses amis français et de l'Otan.
De son côté, Emmanuel Macron a dit qu’il ne pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux, parce que cela ne permettrait pas de construire une paix durable.
Dans un communiqué conjoint, les deux pays ont assuré qu'ils continueraient à fournir à Kiev une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu'il le faudra.

