04 mars 2025
Samedi, une interview de Theo Francken au Standaard a suscité des réactions. Le ministre de la Défense jugeait que la reconquête des zones envahies par la Russie était “impossible”. “Vous pourriez essayer cela si vous mobilisez 200.000 hommes, mais il faut être réaliste. Il n’y a pas de voie réaliste vers une victoire militaire en Ukraine. Et si vous ne pouvez pas obtenir une victoire militaire, vous devez céder sur le plan diplomatique”, estime le ministre N-VA.
Après les derniers développements géopolitiques, la pression internationale pour augmenter les investissements dans la Défense augmente. Dans son accord de gouvernement, la coalition Arizona prévoit d’atteindre la norme Otan de 2% du PIB investis dans la Défense en 2029. Mais un consensus semble se dessiner au sein de la majorité pour avancer cette échéance. Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a même évoqué l’été prochain.
Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) s’est montré prudent lundi quant à la possibilité d’atteindre rapidement 2% du PIB consacré à la Défense en Belgique, comme l’a appelé de ses vœux, le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA).
“Dans le contexte budgétaire actuel de la Belgique, pareille trajectoire au pas de charge paraît honnêtement difficile à atteindre”, a-t-il réagi depuis New Delhi, en Inde, où les deux ministres sont présents pour la mission économique princière. “Il ne s’agirait pas de porter atteinte à d’autres secteurs stratégiques à nos yeux, au risque de fragiliser notre cohésion sociale et économique”, a soutenu Maxime Prévot.
L’accord de gouvernement prévoit d’atteindre l’objectif de 2% du PIB pour la défense en 2029. “C’était avant que le temps ne s’accélère et que les lignes de la politique internationale ne bougent aussi vite et aussi radicalement”, reconnaît le ministre.
Selon lui, citant le secrétaire général de l’Otan, la pression est grande pour que tous les États de l’Alliance atlantique atteignent ce chiffre d’ici l’été.

