10 avril 2024
Des sources au sein du Hamas assurent que le groupe terroriste examine une nouvelle proposition des médiateurs pour une trêve et un accord sur les otages. Selon les dernières informations israéliennes, parmi les 133 otages qui seraient toujours détenus par le Hamas, seulement 95 seraient toujours en vie. Le Hamas refuse pour l’instant d’en libérer 40, car il ne veut pas libérer des hommes et assure ne pas avoir 40 femmes, enfants et personnes âgées ou malades vivantes.
Le Hamas refuse catégoriquement de libérer des hommes, qu’ils considèrent comme des soldats. Il souhaite donc relâcher moins de 40 otages, selon la chaîne publique Kan, qui décrit cette question comme le principal obstacle aux négociations en cours. Il reste "un long chemin à parcourir" avant que le Hamas n'accepte un accord, déclare ce mercredi matin un responsable israélien à i24NEWS.
Le Hamas n'est pas disposé à accepter quoi que ce soit d'autre qu'un cessez-le-feu permanent, son aile militaire se disant prête à affronter une offensive de Tsahal à Rafah.
Le journal libanais Al-Akhbar a rapporté mercredi que des sources impliquées dans les négociations affirment que les Palestiniens sont frustrés par le fait que l'accord n'implique pas un cessez-le-feu permanent, un retrait total des forces israéliennes ou le retour de tous les habitants de Gaza dans leurs foyers du nord du territoire palestinien.
Selon le quotidien Haaretz, certains ministres israéliens envisagent de s'opposer à l'accord actuellement en négociation, car il n'inclut la libération que de certains otages, et non pas de la totalité d'entre eux. En témoignent, de nouvelles manifestations qui ont eu lieu Mardi soir à Jérusalem et Tel-Aviv pour exiger le retour des otages maintenant.
Alors que les États-Unis ont commencé à faire pression sur Israël pour qu'il déclare un cessez-le-feu immédiat, Jérusalem aurait proposé une trêve de six à huit semaines.

