Les USA et la Grande-Bretagne ont mené des frappes contre des cibles liées aux Houthis au Yémen


12 janvier 2024

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont commencé à mener des frappes contre des cibles liées aux Houthis au Yémen, pour la première fois depuis que ce groupe soutenu par l'Iran a commencé ses attaques sur la navigation internationale en mer Rouge.

"L'agression américano-sioniste-britannique contre le Yémen lance plusieurs raids sur la capitale, Sanaa, le gouvernorat de Hodeidah, Saada et Dhamar", a déclaré un responsable houthi, Abdul Qader al-Mortada, sur X.

Selon un responsable américain, les frappes ont été menées à partir d'avions, de navires et d'un sous-marin.

Les Houthis, qui contrôlent la majeure partie du Yémen, ont pris pour cible les routes maritimes de la mer Rouge afin de montrer leur soutien au Hamas. Les attaques ont perturbé le commerce international sur la route principale entre l'Europe et l'Asie, qui représente environ 15 % du trafic maritime mondial.

Le président américain Joe Biden et le CENTCOM ont confirmé que les États-Unis et la Grande-Bretagne, avec le soutien de l'Australie, du Bahreïn, du Canada et des Pays-Bas, avaient mené ces frappes. 

"Ces frappes sont une réponse directe aux attaques sans précédent des Houthis contre des navires internationaux en mer Rouge, y compris l'utilisation de missiles balistiques anti-navires pour la première fois dans l'histoire", a déclaré Joe Biden dans un communiqué publié par la Maison Blanche.

"Ces attaques ont mis en danger le personnel américain, les marins civils et nos partenaires, ont compromis le commerce et menacé la liberté de navigation", ajoute M. Biden.

M. Biden ajoute qu'il "n'hésitera pas" à ordonner de nouvelles mesures pour protéger les personnes et la libre circulation du commerce.

« Le 11 janvier à 2h30 (heure de Sanaa), les forces du Commandement central des États-Unis, en coordination avec le Royaume-Uni et avec le soutien de l'Australie, du Canada, des Pays-Bas et de Bahreïn, ont mené des frappes conjointes sur des cibles houthies afin de réduire leur capacité à poursuivre leurs attaques illégales et inconsidérées contre des navires américains et internationaux et contre la navigation commerciale en mer Rouge. Cette action multinationale a visé des systèmes radar, des systèmes de défense aérienne, ainsi que des sites de stockage et de lancement de systèmes aériens sans pilote à attaque unilatérale, de missiles de croisière et de missiles balistiques. » peut-on lire dans un communiqué du CENTCOM sur X. 

Un porte-parole des Houthis déclare que les frappes aériennes menées par les États-Unis et le Royaume-Uni au Yémen pendant la nuit ne sont pas justifiées et ajoute que le groupe continuera à cibler les navires se dirigeant vers Israël.

L'Arabie saoudite appelle à la retenue et à "éviter l'escalade" après les frappes aériennes américaines et britanniques. 

L'Arabie saoudite, qui a engagé ces derniers mois des pourparlers de paix avec les Houthis du Yémen après avoir mené pendant des années une campagne de bombardements contre eux, suit de près la situation avec "une grande inquiétude", indique son ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

"Le royaume insiste sur l'importance de maintenir la sécurité et la stabilité de la région de la mer Rouge, car la liberté de navigation y est une exigence internationale", ajoute le ministère.

L'ambassade des États-Unis en Irak a été bombardée dans la nuit de jeudi à vendredi.

L'événement s'est produit moins d'une demi-heure après l'annonce que les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient commencé à frapper des cibles houthies au Yémen, et s'il s'agit bien d'une attaque, il s'agit vraisemblablement d'un acte de représailles.

Par ailleurs, un conseiller du premier ministre irakien, Fadi Al-Shammari, a averti vendredi que l'Occident étendait le conflit entre Israël et le Hamas et augmentait les tensions dans la région, a rapporté l'agence de presse nationale (INA).