24 janvier 2025
Les forces de défense israéliennes resteront dans le sud du Liban après le 60e jour du cessez-le-feu, mais on ne sait pas encore pour combien de temps.
C’est ce qu’ont rapporté hier des sources proches des ministres israéliens, qui se sont réunis jeudi soir pour discuter de la situation au sud Liban.
Dimanche, cela fera 60 jours que le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur le 27 novembre.
L'accord rédigé par l'envoyé spécial américain Amos Hochstein prévoit que l'armée libanaise sera déployée dans le sud du Liban au cours des 60 premiers jours, afin de démanteler les camps et les équipements du Hezbollah. Après ce délai, les forces israéliennes devraient se retirer complètement du territoire libanais.
Les responsables israéliens ont toutefois déclaré que l'armée libanaise ne s'acquitte pas de sa tâche assez rapidement.
« Le déploiement n'est pas conforme au calendrier et le travail qu'ils effectuent sur le terrain est minime », ont déclaré deux responsables israéliens.
Le cabinet de sécurité s'est réuni jeudi pour débattre de la durée de la présence israélienne au Sud-Liban, étant donné que la partie libanaise n'a pas rempli sa part de l'accord.
Le journal libanais Al-Akhbar, affilié au Hezbollah, a rapporté que l'armée libanaise et la FINUL sont en état d'alerte pour le retrait de Tsahal du sud du Liban attendu dimanche matin, comme convenu dans l'accord de cessez-le-feu.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a rencontré hier le chef du comité supervisant l'accord de cessez-le-feu, Jasper Jeffers, auprès de qui il a rejeté la possibilité de prolonger le séjour de Tsahal au sud Liban au-delà de dimanche. Des sources ont déclaré à Al-Akhbar que "la réunion n'était pas amicale et que Berri avait exprimé un refus total de prolonger la présence de Tsahal, même d'une journée". M. Berri aurait déclaré à Jeffers : "Un accord est un accord". Il a toutefois été précisé que Berri n’avait pas obtenu de garantie américaine selon laquelle Israël respecterait le délai d’évacuation.
L'espoir, ou comme certains fonctionnaires l'appellent « le rêve », est que l'administration Trump autorise Israël à laisser un avant-poste militaire permanent au Sud-Liban, près de la frontière.

