25 septembre 2024
Les dirigeants du monde entier se sont rassemblés mardi aux Nations unies pour demander à Israël et au Hezbollah libanais de s'abstenir d'une guerre totale, le chef de l'ONU avertissant que la situation était « au bord du gouffre ».
L'Assemblée générale des Nations unies, point culminant du calendrier diplomatique international, intervient après que les autorités libanaises ont déclaré que les frappes israéliennes visant le Hezbollah avaient tué 558 personnes, dont 50 enfants, sans faire de distinction entre les civils et les terroristes du Hezbollah.
« Une guerre totale n'est dans l'intérêt de personne. Même si la situation s'est aggravée, une solution diplomatique est toujours possible », a déclaré le président américain Joe Biden dans son discours d'adieu à l'organe mondial.
« En fait, c'est le seul moyen d'assurer une sécurité durable en permettant aux habitants des deux pays de rentrer chez eux en toute sécurité », a déclaré M. Biden avant une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Liban, prévue pour mercredi.
Par ailleurs, le voyage du Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies a de nouveau été retardé, selon son bureau.
Le premier ministre s'envolera pour les États-Unis demain et rentrera en Israël samedi soir. Il sera accompagné de son épouse Sarah.
« Le premier ministre tiendra des consultations aujourd'hui avec les responsables de la sécurité pour discuter de la poursuite des frappes au Liban », indique le communiqué du cabinet du premier ministre, peu après que le Hezbollah a tiré un missile surface-surface sur Tel-Aviv.
Un haut fonctionnaire anonyme du gouvernement a vivement critiqué la décision du premier ministre de se rendre aux États-Unis alors que les combats s'intensifient à la frontière nord d'Israël, affirmant que ce discours aurait pu être délégué au ministre des affaires étrangères ou à un émissaire.

