26 septembre 2023
Bilan du voyage du premier ministre israélien à New York, malgré des attentes faibles, des manifestants anti réforme judiciaire et pas d’invitation par Joe Biden dans le bureau ovale, il fut un franc succès !
La fin de la semaine a été marquée par le discours de Benjamin Netanyahou devant l'Assemblée générale des Nations unies, et l'absence d'une photo dans le Bureau ovale semblait sans importance par rapport à l'ampleur des succès diplomatiques du Premier ministre israélien.
Tout d’abord, tout le monde a parlé des discussions en cours, en vue d'un accord quadrilatéral entre Washington et Riyad, qui inclurait un accord de normalisation pour Israël et éventuellement un accord intérimaire avec les Palestiniens. L'année dernière, l'idée d'une paix israélo-saoudienne semblait encore relever de l'utopie. Cette année, des pourparlers sont déjà avancés.
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a déclaré à Fox News que "chaque jour", Israël et son pays se rapprochaient d'un accord qui pourrait être conclu d'ici mars 2024 et le ministre des affaires stratégiques, Ron Dermer, a déclaré que cela pourrait même se produire avant.
Ensuite, Benjamin Netanyahou a bien rencontré Joe Biden. Leur conversation, qui a duré une heure, s'est déroulée en grande partie dans l'intimité entre les deux hommes. Il s'agit de la conversation en personne la plus importante à ce jour entre Israël et les États-Unis au sujet de l'accord, et cela risque d'éclipser le débat sur la réforme judiciaire et de devenir le principal point de convergence des relations américano-israéliennes dans les mois à venir.
Point 3, Il est significatif pour Israël que le Congo et le Paraguay aient parlé d'une ambassade à Jérusalem en marge de l'ONU, un organe qui a adopté de nombreuses résolutions désavouant les liens israéliens et juifs avec Jérusalem.
Point 4 : L'un des moments les plus médiatisés de la visite de Benjamin Netanyahou a été sa rencontre avec M. Zelensky dans le sous-sol de l'ONU.
C'est la première fois que le dirigeant ukrainien rencontre le premier ministre israélien depuis que la Russie a envahi son pays en février 2022.
Les tensions sont vives entre les deux pays, Israël ayant toujours refusé d'accéder à la demande de l'Ukraine de se doter d'armes défensives contre la Russie. Même le système d'alerte civil qui sonne l'alarme en cas d'arrivée de missiles, qu'Israël a promis d'envoyer, n'a pas encore été mis en place.
Israël a fourni une aide humanitaire, que l'Ukraine apprécie, mais qu'elle ne considère pas comme un substitut à l'assistance militaire.
Point 5 enfin, l'intelligence artificielle qui selon le premier ministre israélien sera capital dans le siècle à venir, tant pour Israël que pour le reste du monde.
Au siège de Tesla, il a rencontré le PDG controversé de l'entreprise, Elon Musk, et d'autres grands experts de l'IA pour discuter de ses avantages et de ses dangers, ainsi que de stratégies mondiales communes.
Selon lui, l'IA permettrait d'éradiquer les maladies et la faim, mais si elle n'est pas maîtrisée, elle pourrait aussi devenir une menace existentielle en générant des guerres et en permettant aux machines de contrôler les humains.
Ses déclarations ont rappelé que malgré la controverse suscitée par sa réforme judiciaire, l'État juif est aussi la nation des start-up et le chef de file de l'innovation.

