Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, déplore le manque de « sens de l’urgence » de certains pays membres de l’Alliance. « Nous sommes la prochaine cible de la Russie », a-t-il déclaré très clairement ce jeudi à Berlin.


12 décembre 2025

afp.com/Tobias SCHWARZ

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, déplore le manque de « sens de l’urgence » de certains pays membres de l’Alliance. « Nous sommes la prochaine cible de la Russie », a-t-il déclaré très clairement ce jeudi à Berlin.

Il encourage les États membres à augmenter encore leurs dépenses en matière de défense. Selon lui, l’Europe se trouvant désormais dans le collimateur de Moscou, il est essentiel pour l’OTAN d’empêcher une guerre avant qu’elle ne commence. « Mais pour cela, nous devons être pleinement conscients de la menace », a insisté Mark Rutte, estimant que de nombreux pays n’ont pas encore pris la mesure de l’urgence face au conflit avec la Russie.

Le secrétaire général juge également nécessaire d’apporter davantage de soutien à l’Ukraine. « Une défaite ukrainienne coûterait des centaines de milliards au continent européen », a-t-il averti.

Sur le dossier des avoirs russes, l’Union européenne souhaite les geler jusqu’à la fin de la guerre afin de soutenir un mécanisme de prêt destiné à financer la reconstruction et les réparations en faveur de Kiev.

Les ambassadeurs des États membres, chargés de préparer le terrain avant les réunions des ministres des Vingt-Sept, ont décidé d’avancer vers l’immobilisation, jusqu’à la fin du conflit, des avoirs russes. Une étape réclamée de longue date par plusieurs capitales européennes.

Toutefois, les réserves exprimées par la Belgique continuent de freiner l’adoption définitive de ce dispositif.