23 décembre 2025
Le Parlement de Roumanie a définitivement adopté une loi visant à renforcer la lutte contre l’antisémitisme et la xénophobie dans son pays.
Et ce malgré les objections formulées par le président Nicușor Dan. Le texte, voté mercredi par la Chambre des députés en tant qu’instance décisionnelle, doit désormais être promulgué, aucune voie de recours constitutionnel n’étant plus possible.
La loi, initiée par le député Silviu Vexler, président de la Fédération des communautés juives de Roumanie, a été approuvée par 173 députés, tandis que 106 ont voté contre et six se sont abstenus. Elle prévoit un durcissement significatif des sanctions à l’encontre des organisations et actes à caractère fasciste, légionnaire, raciste ou xénophobe.
La loi sanctionne aussi la promotion publique de personnes reconnues coupables de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre, ainsi que la glorification d’idéologies fascistes ou antisémites. La négation, la justification ou la minimisation de l’Holocauste en Roumanie est désormais explicitement punie de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison lorsqu’elle est commise via des moyens numériques.

