Le Jihad islamique a publié lundi soir une vidéo de l’otage Arbel Yehud, avant sa libération prévue ce jeudi.


28 janvier 2025

Le Jihad islamique a publié ce lundi soir une vidéo de l’otage Arbel Yehud, trois jours avant sa libération prévue ce jeudi.

La famille n’a pas donné son autorisation pour que la vidéo soit publiée. Arbel Yehud a été enlevée à Nir Oz par des terroristes du  »comité de résistance populaire », le troisième groupe terroriste le plus important de la Bande de Gaza. Elle est détenue actuellement par le Jihad islamique.

Son compagnon, Ariel Cunio a été enlevé avec elle le 7 octobre. Il ne figure pas dans la liste des 33 otages qui doivent être libérés lors de la première phase de l’accord, en cours actuellement.

Les femmes otages libérées de Gaza racontent leurs conditions de captivité et l’horreur devant ces récits qui continue de saisir les Israéliens. 

“Certaines ont passé huit mois dans l’obscurité totale des tunnels du Hamas, en permanence sous terre, dans une solitude quasi-permanente » déclare le Dr Avi Banov, chef adjoint du corps médical de Tsahal, lors d’une conférence de presse en ligne lundi. Il précise que « celles qui étaient détenues en groupe ont mieux supporté la captivité. » "Les ravisseurs leur interdisaient de se tenir la main ou de pleurer, mais elles ont trouvé d'autres moyens de se soutenir mutuellement", précise le Dr Avi Banov. 

Daniela, Liri, Naama et Karina tentent ainsi de se reconstruire ensemble à l'hôpital, où elles partagent leur vécu traumatique et développent un humour noir comme mécanisme de défense. Leur maîtrise de l'arabe, acquise en captivité, transparaît parfois dans leurs conversations. 

“Elles racontent tout, sans ordre particulier, plutôt dans un besoin de se décharger", confient leurs proches. Les événements survenus dans le bunker du poste de Nahal Oz - où elles ont vu leurs camarades agoniser et mourir - les ont profondément marquées. Quiconque s’est rendu sur place et a senti l’odeur de chair brûlée qui rappelle inévitablement celle du camp d’Auschwitz, ne peut que compatir à leur calvaire. 

Les examens médicaux initiaux de leurs otages révèlent une « légère famine » ainsi que des blessures datant de leur capture, laissées sans soins appropriés. 

Ces conditions se sont améliorées dans les jours précédant leur libération, avec l'accès aux douches et une meilleure alimentation. Une stratégie claire du Hamas pour faire croire au monde que les otages sont bien traités.