18 avril 2025
Le Hamas a rejeté officiellement jeudi soir la dernière proposition de cessez-le-feu d'Israël, la qualifiant d'« irréaliste » et accusant le Premier ministre Benjamin Netanyahu d'utiliser des accords partiels pour faire avancer son programme politique.
L’annonce a été faite par Khalil al-Hayya, l’un des hauts responsables de l’organisation terroriste chargé des négociations.
Selon lui, « Netanyahou a posé des conditions impossibles, qui ne mènent ni à la fin de la guerre, ni à un retrait total de Gaza. »
Le Hamas se dit toutefois prêt à engager immédiatement de « véritables négociations » à condition que « l’occupation cesse totalement la guerre et se retire entièrement de la bande de Gaza ».
Les détails de la proposition israélienne avaient été révélés en début de semaine par la chaîne libanaise Al-Mayadeen:
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Trêve de 45 jours prévue, accompagnée de l’entrée d’aide humanitaire et d’un accord de principe sur un échange de prisonniers.
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Jour 1 : libération d’Edan Alexander et de 5 otages vivants en échange de 66 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité, et de 611 détenus supplémentaires de Gaza.
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et enfin transfert de 16 corps d’otages contre 160 corps de Palestiniens, simultanément.
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Négociation sur « le jour d’après » : désarmement de Gaza, arrêt total des hostilités, et possible prolongation du cessez-le-feu.
La Maison Blanche a une nouvelle fois fustigé le Hamas jeudi. "Les propos du Hamas montrent qu'il n'est pas intéressé par la paix, mais par la violence perpétuelle", a déclaré James Hewitt, porte-parole du Conseil national de sécurité américain. "Les conditions posées par l'administration Trump n'ont pas changé : libérez les otages ou affrontez l'enfer", a-t-il ajouté, répétant une menace américaine déjà émise à plusieurs reprises.

