Le Hamas a diffusé hier une vidéo de l'otage israélien Hicham al-Sayed


29 juin 2022

Le Hamas a diffusé hier une vidéo de l'otage israélien Hicham al-Sayed allongé sur un lit avec un masque à oxygène sur la bouche, après avoir annoncé que son état de santé s'était détérioré.

Le Hamas on le savait détient Avera Mengistu et Hicham al-Sayed, deux citoyens israéliens qui seraient entrés de leur propre gré à Gaza en 2014 et 2015.

La vidéo s'intitule "Images du soldat de l'armée d'occupation, Hisham al-Sayed, détenu par les Brigades Qassam".

Le journal palestinien Al-Quds a rapporté qu'Israël avait demandé à l'Egypte des éclaircissements  et propopsé un accord d’échange avec des prisonniers palestiniens. 

L'Égypte a accepté de voir s'il y avait une vraie possibilité de trouver un accord après qu'aucun progrès dans les négociations n'ait été réalisé depuis huit ans.

La chaîne libanaise Al-Mayadin rapporte que le Hamas a informé les médiateurs qu'il est prêt pour un accord humanitaire rapide.  Dans le cadre de l'accord, l'organisation terroriste palestinienne est disposée à libérer Al sayed en échange de tous les prisonniers palestiniens malades et détenus dans les prisons israéliennes.  

Israël a récemment transmis au Hamas une proposition d'accord sur les prisonniers qui inclut plusieurs centaines de prisonniers - mais pas des meurtriers d’israéliens.  Le Hamas n'a pas accepté la demande au motif qu'il attend une meilleure offre.

Les membres du Hamas ont filmé Al-Sayed qui semble mal en point, à côté de sa carte d'identité, avec une télévision en arrière-plan montrant la conférence au Qatar qui a eu lieu la semaine dernière. Il semble fatigué et hébété, mais ne parle pas et il n'y a pas de son. Al-Sayed est un membre de la minorité arabe bédouine d'Israël.

C'est la première image d'Hisham al-Sayed publiée depuis qu'il a franchi la frontière entre le sud d'Israël et Gaza.

Le groupe terroriste n'a donné aucun détail sur les conditions de détention de ses prisonniers ni sur l'endroit où ils se trouvent, et il n'a jamais autorisé la Croix-Rouge à leur rendre visite.