18 novembre 2025
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi soir la résolution américaine sur la bande de Gaza, un texte présenté comme décisif pour stabiliser le territoire palestinien après deux années de conflit.
Treize membres du Conseil ont voté en faveur du projet, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues. L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, a salué un texte « historique et constructif », soulignant l’urgence d’éviter une reprise des hostilités.
Fruit de négociations serrées et de plusieurs révisions, la résolution entérine formellement le plan de Donald Trump, qui a permis l’entrée en vigueur, le 10 octobre, d’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas. Le texte prévoit notamment le déploiement d’une force internationale chargée de contribuer à la stabilisation de la bande de Gaza et d’appuyer les premiers efforts de désarmement et de sécurisation du territoire, un point clé pour Washington.
Le président américain Donald Trump salue le vote du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur de son plan de paix pour Gaza, affirmant qu'il conduira à « davantage de paix dans le monde entier ».
Ce vote « reconnaît et approuve le CONSEIL DE PAIX, que je présiderai », écrit-il sur les réseaux sociaux. « Cela restera dans les annales comme l'une des plus grandes approbations de l'histoire des Nations unies (et) conduira à une paix plus grande dans le monde entier. »
Trump remercie les membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui ont voté en faveur du plan, citant chacun d'entre eux ainsi que d'autres nations qui « ont fortement soutenu cet effort », sans mentionner directement Gaza, Israël, le Hamas ou les Palestiniens dans son message.
Le Hamas a immédiatement condamné une résolution qui "n'est pas à la hauteur des exigences et des droits politiques et humanitaires du peuple palestinien". L'organisation rejette ce qu'elle perçoit comme un mécanisme de tutelle internationale imposé sans consultation des Palestiniens.
Du côté israélien, la stratégie est de parier sur l'incapacité de l'Autorité palestinienne à mener à bien les réformes exigées par la résolution. Jérusalem accepte donc formellement le texte tout en comptant sur sa non application, évitant ainsi un blocage diplomatique tout en préservant le statu quo du cessez-le-feu.

