09 janvier 2025
Après des mois de vide politique, le Liban pourrait enfin élire un nouveau président ce jeudi, suite au désistement surprise du candidat soutenu par le Hezbollah en faveur de Joseph Aoun, le chef de l’armée libanaise.
Le Parlement libanais se réunit ce jeudi à 11h00 pour une session cruciale qui pourrait mettre fin à dix-huit mois de paralysie politique. Le candidat proche du Hezbollah et du régime Assad, a annoncé son retrait de la course présidentielle et apporté son soutien au commandant de l'armée libanaise, Joseph Aoun. À la tête de l'armée depuis 2017, Aoun est considéré comme un candidat consensuel idéal dans un contexte de crise profonde.
L'armée demeure la seule institution qui conserve la confiance du public après l'effondrement du système bancaire, l'explosion du port de Beyrouth et la corruption endémique des institutions gouvernementales.
Le général Aoun bénéficie aussi d'un large soutien international, notamment des États-Unis, de la France, du Qatar et de l'Arabie saoudite, qui ont tous dépêché des émissaires à Beyrouth pour faciliter son élection.
Le principal obstacle restant est l'opposition farouche du Courant patriotique libre dirigé par Gebran Bassil. Cependant, le rôle actuel d'Aoun dans la mise en œuvre du cessez-le-feu à la frontière israélienne et sa réputation de neutralité politique augmentent ses chances d'obtenir un large soutien.
Une élection au premier tour permettrait d'éviter une modification de la Constitution libanaise.

