La propagation de la variole du singe à travers le monde pourrait marquer le début d'une nouvelle maladie sexuellement transmissible


25 juillet 2022

La propagation de la variole du singe à travers le monde pourrait marquer le début d'une nouvelle maladie sexuellement transmissible, bien que certains experts médicaux disent qu'il est trop tôt pour désigner officiellement le virus comme tel.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré samedi que l'épidémie constituait une urgence sanitaire mondiale et a noté qu'il y avait désormais plus de 16 000 cas confirmés dans 75 pays, ainsi que cinq décès liés au virus. Elle a noté que la majorité des cas étaient concentrés chez les homosexuels hommes, pour 90 à 95% des cas, le reste étant partagé entre les personnels de santé qui côtoient les malades, et les employés de laboratoire qui effectuent les tests.

La désignation de l'OMS signifie que l'organisme mondial considère l'épidémie comme une menace nécessitant une réponse internationale coordonnée pour empêcher le virus de s'enraciner.

Personne ne comprend pour l’instant comment le virus est passé de l’Afrique à l’Europe. 

La société danoise de biotechnologie Bavarian Nordic a déclaré lundi que la Commission européenne avait autorisé la commercialisation de son vaccin Imvanex comme protection contre la variole du singe, conformément à la recommandation formulée la semaine dernière par l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Israël, qui dénombre à ce jour 114 cas de variole du singe, a doublé samedi sa commande de vaccins au laboratoire Bavarian Nordic, la faisant passer à 5.000, tandis que 5.000 doses supplémentaires devraient suivre.