La guerre civile syrienne connaît une escalade significative depuis mercredi suite à une attaque surprise majeure menée par une alliance de groupes rebelles.


02 décembre 2024

La guerre civile syrienne connaît une escalade significative depuis mercredi suite à une attaque surprise majeure menée par une alliance de groupes rebelles. Bachar Al-Assad prépare une contre-offensive avec l'appui russe, le Hezbollah reste en retrait.

La ville clé d’Alep est étonnamment vite tombée aux mains des opposants au régime. La Russie, alliée du président Bachar el-Assad, a “intensifié ses frappes aériennes” dans les zones où djihadistes et rebelles ont gagné du terrain ces derniers jours. L’armée syrienne se prépare à une contre-offensive.

Une alliance de groupes rebelles a lancé une attaque surprise dans le nord-ouest de la Syrie mercredi. Les insurgés sont dirigés par l’organisation islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS). Ce groupe djihadiste est considéré comme l’une des plus puissantes milices armées du pays.

Les forces d'Assad ont établi une "ligne de défense solide" dans le nord de Hama pour tenter d'endiguer l'avancée des rebelles qui ont repris le contrôle d'Alep, tandis que la Russie a déployé ses moyens aériens pour la première fois depuis 2016. Selon le ministère syrien de la Défense, des avions de combat russes et syriens ont ciblé un convoi rebelle dans l'est d'Idleb, transportant "des munitions et des combattants". La présence militaire russe en Syrie est massive, avec pas moins de 105 installations militaires recensées à la mi-2023, dont 20 bases et 85 "points militaires", rapporte Al-Jazeera.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré Assad pour réaffirmer le soutien de Téhéran : "L'Iran se tient aux côtés de la Syrie dans sa lutte contre le terrorisme", promettant "différentes formes de soutien au gouvernement syrien".

Le palais du président Bashar Assad à Alep a été envahi par les rebelles syriens dimanche soir, selon les médias arabes.

Le palais a été pris en même temps que l'Académie militaire d'Alep, située à proximité, et les rebelles ont affirmé s'être emparés de systèmes de défense aérienne russes.

La quasi-totalité de la ville d'Alep est actuellement aux mains des rebelles, à l'exception de quelques quartiers kurdes dans le nord de la ville qui restent aux mains des FDS. Sinon, la ville est encerclée.