16 décembre 2025
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a préfacé une semaine importante pour l’Ukraine et son financement, qui se terminera par un sommet à Bruxelles jeudi et vendredi.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas s’est inscrite en faux lundi contre l’idée de contourner la Belgique dans le débat sur le prêt de réparations à l’Ukraine. « Il importe que la Belgique soit à bord, quoi que nous fassions », a affirmé la Haute représentante, à 3 jours d’un sommet européen où ce pays sera au cœur de la question.
La Belgique est très réticente envers l’utilisation des actifs souverains russes pour ce prêt, par crainte de devoir assumer seule les conséquences juridiques et financières. Elle réclame des garanties que l’UE n’a pas encore pu lui fournir. Vendredi, elle a reçu le soutien de l’Italie, de la Bulgarie et de Malte pour défendre des solutions « moins risquées » que le recours aux actifs russes.
A la question, “Le gouvernement doit-il accepter de libérer ces fonds pour financer le soutien à l’Ukraine ? », posée dans le cadre du Grand Baromètre RTL info - IPSOS - Le Soir, une grosse majorité des Belges sont d’accord avec Bart De Wever pour répondre non.
67 % des Belges interrogés estiment que le gouvernement ne doit pas accepter de libérer les avoirs russes gelés au profit de l’Ukraine, comme le premier ministre Bart De Wever. Ils craignent notamment qu’il existe un risque systémique pour la Belgique.
22 % ne sont en revanche pas d’accord avec cette décision, et 11 % se disent non intéressés par la question.
Au niveau des régions : pour une fois, Wallons, Flamands et Bruxellois sont relativement alignés, avec respectivement 62 %, 71 % et 56 % des répondants qui expriment leur accord avec la ligne actuellement défendue par Bart De Wever. Même si ce sont surtout les Flamands qui sont le plus opposés à ce dégel des avoirs russes.

