30 janvier 2025
Le Bureau des prisonniers du Hamas annonce que la libération de trois otages israéliens s'accompagnera aujourd’hui de la remise en liberté de 110 détenus palestiniens.
32 condamnés à perpétuité, 48 purgeant de longues peines et 30 mineurs seront libérés. Selon les médias palestiniens, Zakariya Zubeidi, connu pour son évasion de la prison de Gilboa, figure sur la liste des prisonniers qui doivent être libérés dans le cadre de l'accord.
Parmi les prisonniers notables figurent Mohammed Abu Warda, condamné à 48 peines de prison à vie pour les attentats à la bombe dans des bus de Jérusalem en 1996, ayant causé 44 morts. Sami Jaradat, impliqué dans l'attentat du restaurant Maxim à Haïfa en 2003 qui a tué 21 Israéliens, fait également partie des terroristes libérés.
Face aux célébrations massives qui ont suivi les précédentes libérations dans les villes palestiniennes, le Commandement central de Tsahal a pris des mesures préventives. Des centaines de soldats supplémentaires ont été déployés en Judée-Samarie. Les préparatifs militaires incluent "le retrait des drapeaux palestiniens des espaces publics, la mise en place d'embuscades sur les routes menant aux sites de célébration et, si nécessaire, des frappes aériennes de précision près des zones de rassemblement en guise d'avertissement".
Les spéculations vont bon train quant à la possibilité que le leader palestinien vétéran Marwan Barghouti fasse partie des terroristes libérés dans le cadre de l’accord.
Alors que le Hamas aurait assuré à sa famille qu'il serait libéré, les responsables israéliens restent fermement opposés à cette idée, invoquant son implication passée dans des attentats meurtriers et s'inquiétant de son influence.
Le Hamas, l'Égypte et le Qatar exigent la libération de Barghouti, souvent appelé le « Mandela palestinien », est depuis longtemps considéré comme une figure unificatrice parmi les Palestiniens, et les récentes assurances données par le Hamas à sa famille ont fait naître l'espoir d'une libération imminente. Son nom est revenu à plusieurs reprises dans les discussions sur l'échange de prisonniers, mais Israël a toujours refusé d'envisager sa libération.

