28 novembre 2022
La deuxième victime des attentats à la bombe de la semaine dernière à Jérusalem a été mise en terre dimanche. Un millier de personnes en deuil ont participé à la procession funéraire.
Tadesa Tashuma a succombé samedi aux blessures mortelles, subies la semaine dernière lorsqu'un engin explosif a été déclenché à distance à un arrêt de bus à Jérusalem.
Il avait immigré d'Éthiopie en Israël il y a 21 ans et laisse derrière lui sa femme et ses six enfants.
"Nous demandons que les meurtriers soient arrêtés et que justice soit faite", a déclaré le cousin de Tadesa lors de l'éloge funèbre. "Nous espérons que Tsahal et la police ramèneront la sécurité dans nos rues", a-t-il ajouté.
Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, a déclaré qu'il avait rencontré Tadesa récemment et qu'il ne parvenait pas à réaliser l'ampleur de la tragédie.
"C'était un être humain si spécial et si rare dont la vie illustrait le sionisme, l'amour du pays, l'amour de Jérusalem", a-t-il déclaré.
Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité des attaques, qui ont été célébrées par le groupe terroriste palestinien Hamas.
A noter qu’Elhanan Biton, un ami proche d'Aryeh Schupak, le jeune homme de 16 ans tué dans une des explosions, a quant à lui quitté l'hôpital dimanche, après avoir été grièvement blessé dans le double attentat.
Dans les heures qui ont suivi les attentats, le père d'Elhanan Biton a déclaré aux médias que son fils avait vu un homme photographier des personnes à l'arrêt de bus peu avant l'explosion.
Les forces de sécurité israéliennes restent en état d'alerte et, samedi, la police a brièvement fermé une route principale de Jérusalem, non loin du site des attentats, pour examiner un paquet suspect que l'on craignait être un autre engin explosif, mais qui s'est finalement avéré être une fausse alerte, selon la police.

