28 janvier 2025
Le président israélien Isaac Herzog fustige la communauté internationale, et l’accuse de « faillite morale » face au terrorisme, dans un discours cinglant lundi soir à l’ONU, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.
Face à l’assemblée, le chef d’État israélien s’est particulièrement insurgé contre le traitement réservé aux otages encore retenus à Gaza. « Ils sont détenus dans des conditions inhumaines, privés de soins médicaux essentiels et de visites de la Croix-Rouge, en violation flagrante du droit international », a-t-il déclaré.
Isaac Herzog a particulièrement visé la Cour pénale internationale, l’accusant de « brouiller la distinction entre le bien et le mal » et de créer « une symétrie déformée entre la victime et l’agresseur ». Le président israélien s’est dit consterné que des institutions, nées de l’alliance anti-nazie, « permettent aux concepts antisémites meurtriers de prospérer » après « le plus grand massacre de Juifs depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Dans son réquisitoire, Isaac Herzog a pointé du doigt l’Iran, membre des Nations Unies, qu’il accuse de planifier ouvertement la destruction d’Israël.
« Le monde ne peut plus fermer les yeux sur la menace mondiale que représente l’Iran, directement ou via ses proxys », a averti Isaac Herzog. Selon lui, cette passivité témoigne d’un échec à tirer les leçons de l’Histoire et fait peser sur les générations futures, le poids de combats qui devraient être menés aujourd’hui.

