04 novembre 2022
En France, à l’assemblée nationale, la séance de questions au gouvernement hier après une interpellation raciste dans l’hémicycle dûe au député RN Grégoire de Fournas, qui a provoqué l’indignation des députés.
Oui, lors d'une intervention du député La France Insoumise, Carlos Martens Bilongo sur le "drame de l'immigration clandestine", un parlementaire - non identifié dans un premier temps mais désigné ensuite comme étant le député Rassemblement National Grégoire de Fournas - a lancé dans l'hémicycle JE CITE "qu'ils retournent en Afrique" ou "qu'il retourne en Afrique".
Après quelques minutes de confusion, la présidente de l'Assemblée a mis fin à la séance "compte tenu de la gravité des faits" et de "l'émotion légitime" dans l'hémicycle.
Le député RN Grégoire de Fournas risque une exclusion temporaire d’un mois et le retrait de la moitié de son indemnité parlementaire. Le bureau de l’Assemblée nationale est convoqué en urgence vendredi à partir de 14h30 pour statuer sur la sanction à appliquer.
L’ensemble des groupes parlementaires a bien l’intention de ne pas laisser passer cet incident.
De son côté, Grégoire de Fournas, écrit ce vendredi sur Twitter qu'il "assume totalement [ses] propos sur la politique migratoire anarchique de notre pays", après avoir confié, la veille, être "navré" de l'incompréhension qu'ont suscité ses propos. "Une chose est sûre", pour Carlos Martens Bilongo, que son collègue dise "Qu'ils" ou "Qu'il retourne(nt) en Afrique", ce sont des propos "racistes".
Il déplore dans les médias : être « renvoyé à [sa] couleur de peau. Je suis né en France, je suis député français (…) On voit la vraie face du Rassemblement national. C’est honteux », s’indigne l’élu du Val-d’Oise, né à Villiers-le-Bel de parents congolais et angolais.
En conclusion, il a indiqué souhaiter des sanctions “exemplaires”.

