29 juin 2022
Le procès s’est achevé lundi matin au terme de près de dix mois d’audience et la cour d’assises spéciale de Paris, dont le verdict est attendu ce soir, s’est retirée pour délibérer.
Dans sa dernière prise de parole, Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015,
a déclaré : « J’ai fait des erreurs c’est vrai, mais je ne suis pas un assassin, je ne suis pas un tueur, et si vous me condamnez pour assassinats, vous commettriez une injustice ."
L’accusation a requis contre lui la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, la plus lourde sanction prévue par le code pénal, qui rend infime la possibilité d’une libération. « La perpétuité est sans doute à la hauteur des faits, mais pas à la hauteur des hommes qui sont dans le box », lance le Français de 32 ans, d’une voix posée.
La majorité des accusés a présenté ses « regrets », « excuses » et « condoléances ». Certains ont martelé leur « confiance en la justice ».

