19 décembre 2024
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a demandé à Tsahal de se préparer à rester sur le sommet du Hermon, côté syrien, au moins jusqu’à la fin 2025, d’après des informations rapportées par le journaliste israélien Nir Dvori.
Cette évaluation est liée aux estimations selon lesquelles, il faudra attendre au moins un an avant que la situation politique se stabilise en Syrie et qu’une solution soit trouvée pour faire respecter l’accord de désengagement signé entre Israël et la Syrie, en 1974, au lendemain de la guerre de Kippour.
Le but du Premier ministre est de garantir qu’aucune menace terroriste ne vienne de Syrie mettre en danger les citoyens israéliens.
Pour Tsahal cela signifie une nouvelle organisation de ses forces qui doivent désormais gérer un nouveau front après Gaza, le Liban et la Judée-Samarie. A cela s’ajoute aussi le côté matériel et logistique compte-tenu des conditions climatiques hivernales très difficiles au sommet du Hermon.
Par ailleurs, l'armée israélienne aurait pris le contrôle de la quasi-totalité de la province syrienne de Quneitra, selon l'agence de presse russe Sputnik. Les forces israéliennes se seraient déployées dans l'ensemble des positions militaires syriennes et des collines stratégiques de la région.
Les forces terrestres israéliennes auraient également entrepris la destruction d'infrastructures de l'armée syrienne, qualifiées de "menaçantes pour la sécurité de l'État". Cette opération, approuvée "aux échelons nécessaires compte tenu de la sensibilité de la mission", est menée par des bataillons de chars et des unités d'infanterie déployés dans la région. La situation suscite l'inquiétude des habitants syriens déplacés.

